L'idée de raconter mon histoire
ne m'était pas nouvelle.
Plusieurs maisons d'édition
étaient déjà venues vers moi
avec la proposition d'en faire un livre.
Jusqu'alors, j'avais toujours refusé.
Puis j'ai rencontré celui qui allait
devenir mon éditeur.
Quelque chose était différent.
Ce n'était plus seulement une proposition :
j'ai senti que c'était le moment.
Raconter mon histoire c'est accepter
d'en dévoiler des parts intimes,
des moments de fragilité, des questionnements
et des passages que l'on ne partage pas toujours.
J'ai compris que mon histoire pouvait
dépasser la mienne.
Que mettre des mots sur ce que j'avais traversé pouvait permettre à d'autres êtres humains
de se reconnaître, de se sentir moins seuls
dans certaines expériences
ou simplement de porter un autre regard
sur leur propre chemin.
Alors j'ai accepté de raconter mon histoire,
avec la certitude qu'elle pourrait, à son tour,
accompagner celle de quelqu'un d'autre.